Sur le front de mer de Beyrouth, de rares sportifs marchent, imperturbables, alors qu’un drone israélien vrombit dans le ciel. Des familles sont nichées dans leurs voitures garées aux abords de Zaitunay Bay, un petit port de yachts. Elles ont fui la banlieue sud de Beyrouth ou le sud du Liban, sous le feu israélien. Depuis la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars et les tirs de roquettes en direction d’Israël lancés par le Hezbollah, entraînant une riposte israélienne massive, le Liban est de nouveau happé par la guerre. Il renoue avec une crise des déplacés, quinze mois après la fin du précédent conflit (23 septembre-27 novembre 2024) entre l’Etat hébreu et le parti-milice chiite.
L’ouest de Beyrouth, avec son front de mer et le quartier de Hamra, se retrouve lieu d’accueil d’une population cherchant refuge, comme il l’avait été durant la guerre de 2024. L’afflux est moindre pour l’instant. Selon la cellule de crise mise en place par le gouvernement, plus de 58 000 personnes ont fui leur maison. La guerre de l’automne 2024 avait provoqué l’exode de centaines de milliers de personnes dès les premières heures.
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