La peine de mort par euthanasie a été requise, jeudi 5 mars, devant le tribunal correctionnel de Soissons (Aisne), contre le chien Curtis, désigné comme l’unique auteur direct de la mort par morsures d’Elisa Pilarski, le 16 novembre 2019 en forêt de Retz. Contre son maître, Christophe Ellul, jugé pour homicide involontaire, la procureure a demandé quatre ans d’emprisonnement, entièrement assortis du sursis simple.
Pendant près de deux heures, une démonstration limpide et rigoureuse a répondu à sept ans de polémiques tortueuses et de rumeurs complotistes. Un ton juste et mesuré a répliqué au déferlement de haine sur les réseaux sociaux et aux menaces de mort qui se sont répandues jusque dans les cabinets d’avocat et les bureaux des magistrats en charge de ce dossier. « Je souhaite que cette histoire, telle qu’elle a été jugée et débattue, soit désormais la vraie histoire », a dit la procureure Laureydane Ortuno. Celle d’un « drame » pour la famille d’Elisa Pilorski et pour Christophe Ellul, compagnon de la jeune femme de 27 ans qu’il a retrouvée partiellement déchiquetée, et père de l’enfant qu’elle portait. Mais aussi celle d’un « accident » auquel, selon l’accusation, Christophe Ellul a contribué.
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