La diplomatie est souvent un travail laborieux, pour lequel la patience est une vertu cardinale. Avant de s’asseoir, jeudi 19 mars, pour dîner à la table de Michel Issa, l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot savait que l’idée d’une « trêve » au pays du Cèdre, qu’il suggérait à son hôte, aurait un écho limité. Les Etats-Unis ne sont pas encore dans une logique de paix. « L’ambassadeur Issa n’a pas mordu à cette idée », confirme une source gouvernementale libanaise.
Mais les paroles du chef de la diplomatie française, en voyage express à Beyrouth pour manifester la solidarité de la France envers le Liban pourraient faire leur œuvre, espère-t-on à Paris. M. Barrot devait poursuivre sa mission en s’envolant, vendredi, vers Israël pour rencontrer son homologue Gideon Saar. Le ministre ne s’était pas rendu dans l’Etat hébreu depuis le 7 novembre 2024, l’exécutif israélien étant froissé par la décision de la France de reconnaître l’Etat palestinien, à l’été 2025. L’amorce d’un possible réchauffement diplomatique entre la France et Israël pourrait-elle servir la cause du Liban ? Il y a urgence.
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