En pleine campagne électorale en Hongrie, une nouvelle polémique oppose Bruxelles et Budapest concernant les liens de ce dernier avec Moscou. Quand le Washington Post a évoqué, le 21 mars, dans un long article consacré à la Hongrie, que le ministre des affaires étrangères hongrois, Péter Szijjarto, informait en temps réel de la teneur des échanges au sein du conseil des affaires étrangères européen son homologue russe, Sergueï Lavrov, tout Bruxelles s’est ému d’un possible transfert d’informations sensibles à Moscou.
Mardi 24 mars, la Frankfurter Allgemeine Zeitung a confirmé des échanges très réguliers entre les ministres hongrois et russe, citant notamment l’ancien ministre des affaires étrangères lituanien Gabrielius Landsbergis, qui en avait été alerté en 2024.
Mardi, la porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a rappelé que « l’obligation légale de coopération loyale [devait être] respectée en toutes circonstances ; tous les Etats membres doivent soutenir l’Union dans la réalisation de ces objectifs et s’abstenir de toute action susceptible de les compromettre ». Le porte-parole de Johann Wadephul, le ministre des affaires étrangères allemand, a, quant à lui, assuré qu’ils « n’accepter[aient] pas » une violation de la confidentialité des délibérations internes. Selon le règlement intérieur du conseil, ces délibérations entre ministres « sont couvertes par l’obligation de secret ».
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