Le chiffre impressionne : sur les près de 35 000 communes françaises, 25 000 possèdent des vignes sur leur territoire, selon un recensement effectué par le syndicat professionnel Vignerons indépendants de France, soit plus de 70 %. Et comme la filière représente plus de 440 000 emplois pour un chiffre d’affaires de 92 milliards d’euros chaque année, on peut dire que la vigne et le vin – les viticulteurs surtout – pèsent lourd dans chaque élection municipale, notamment celles de 2026, dont le second tour a lieu dimanche 22 mars.
Un maire ne pourra agir sur des taxes à l’importation de vin mises en place par les Etats-Unis ou la Chine. Pas plus que sur les réglementations européennes, celles sur les produits phytosanitaires ou les taux de cuivre autorisés dans la vigne. Il se gardera sans doute aussi d’évoquer la déconsommation générale de vin, surtout chez les jeunes. Mais une commune est loin d’être impuissante pour aider ses viticulteurs – qui n’hésitent pas à le lui rappeler.
Plus la vigne est présente dans la commune, moins un prétendant à la mairie, d’une ville ou d’un village, peut ignorer les acteurs économiques de ce secteur, au risque de compromettre son avenir politique. Il ne peut pas, non plus, oublier les électeurs, qu’ils soient pour ou contre le vin. Mais, finalement, ce n’est pas tant que ça un sujet de discorde. « Quand la vigne compte dans une commune, il est rare de voir un clivage sur le sujet entre les candidats à la mairie, affirme Jean-Marie Fabre, le président des Vignerons indépendants de France, à la tête du Domaine de la Rochelierre, à Fitou (Aude). Les oppositions se font sur d’autres sujets. »
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