Par un subtil jeu d’équilibriste, le Parlement algérien a adopté, lundi 9 mars, une version atténuée d’un projet de loi à forte charge explosive pour la relation bilatérale avec Paris puisqu’il exigeait initialement des « réparations intégrales » et des « excuses formelles » de l’Etat français pour les crimes commis pendant la période coloniale.
Le premier passage de ce texte devant l’Assemblée populaire nationale algérienne, le 24 décembre 2025, avait été reçu par le Quai d’Orsay comme une démarche « manifestement hostile », selon les termes du communiqué diffusé par le ministère des affaires étrangères, alors que les voies du dialogue se révélaient déjà étroites.
La version approuvée lundi ne retient pas cette double exigence d’indemnisations généralisées ni d’excuses officielles, reprenant en cela les réserves émises le 22 janvier par le Conseil de la nation (le Sénat algérien) sur treize des vingt-sept articles de la proposition de loi. L’arbitrage validé le 9 mars est le fruit des travaux de la commission paritaire mise en place fin janvier entre les deux chambres du Parlement afin d’assurer « la cohérence des dispositions du texte avec les positions constantes de l’Etat algérien », s’est justifié Azouz Nasri, le président du Conseil de la nation.
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