Une réponse en forme de contre-attaque. Le 5 mars, le président du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, dénonçait, liste à l’appui, les 112 « accords de la honte » entre La France insoumise (LFI) et les autres partis de gauche lors des élections municipales des 15 et 22 mars. Mercredi 11 mars, les socialistes ont décidé de lui rendre la pareille avec un souci similaire de pédagogie : un tableau dénombrant des alliances entre des listes de droite et des listes d’extrême droite.
Un « pacte du déshonneur », « une compromission criante » des Républicains avec le Rassemblement national (RN) et Reconquête !, a dénoncé le secrétaire général du Parti socialiste (PS) Pierre Jouvet lors d’une conférence de presse. « Il y a une hypocrisie réelle d’un parti politique qui n’a de républicain que le nom et passe tout son temps à construire la fusion entre la droite et l’extrême droite », a renchéri le lieutenant du premier secrétaire, Olivier Faure. Sur France Inter le matin même, le président LR du Sénat, Gérard Larcher, avait déclaré ne vouloir « aucune alliance avec le RN ou ses proxys » et estimé que les candidats qui s’y plieraient n’auraient « plus leur place » dans son parti.
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