Et enfin, celle que l’on attend, la scène devenue quasi iconique surgit. Cette scène est celle de l’incroyable baiser qui conclut en pic de jouissance le spectacle Le Parc, créé en 1994 par le chorégraphe Angelin Preljocaj pour le Ballet de l’Opéra national de Paris. Après plus d’une heure de chassé-croisé, le couple vedette s’étreint magiquement. Sur la pointe des pieds, la femme ventouse sa bouche sur celle de son partenaire et se suspend à son cou. Lui, bascule lentement en arrière tandis que les jambes de la danseuse décollent à l’horizontal. Et de filer en toupie, à fond !
Ce « flying kiss » comme l’a rebaptisé l’étoile Dorothée Gilbert, qui a fait léviter une pub Air France réalisée par Angelin Preljocaj en 2011, prend aussi sa tonalité chair de poule grâce à la musique ascensionnelle du Concerto pour piano n° 23, de Mozart. La performance physique qu’elle exige pour ne pas vriller au sens strict a été ovationnée par le public du Palais Garnier, à Paris, jeudi 5 février. Dans l’interprétation de Hannah O’Neill et Guillaume Diop, qui a remplacé Germain Louvet au pied levé, la beauté de cette séquence fait culminer le spectacle ultra-virtuose et dynamique.
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