Le toit en paille d’un hôtel dépassant à peine de l’eau. Un véhicule de safari renversé par les flots, son flanc gauche immergé. Un pont brisé en deux, des routes fermées… Ces images ont fait le tour du monde, tout au long du mois de janvier. Les inondations qui ont frappé le pays, en plein été austral, n’ont pas épargné cette fierté nationale que sont le parc Kruger et les réserves de safari privées qui le bordent.
Dans ce petit lodge dévasté par les flots, à l’ouest du Kruger, les débris s’amassent encore à l’entrée en ce début février. Des portes dégondées, des matelas gorgés d’eau, une machine à laver renversée sur le sol racontent la catastrophe.
Le chemin en terre qui mène à la réception « s’était transformé en rivière », raconte Paul Allin, le propriétaire. Ce père de famille installé là depuis cinq ans ouvre la porte d’un bâtiment vide d’où s’échappe une forte odeur d’humidité. « L’eau est montée jusque-là », précise-t-il, en montrant une longue trace marron sur le mur blanc, plus haute que ses genoux : « Un ingénieur doit venir pour me dire si le bâtiment est encore habitable. »
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