Le déficit public de la France a été moins élevé qu’attendu en 2025, équivalent à 5,1 % du produit intérieur brut (PIB), contre une prévision de 5,4 %, selon des chiffres publiés vendredi 27 mars par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Le déficit a ainsi reculé de 0,7 point par rapport à 2024, grâce à des recettes qui « accélèrent du fait de la hausse des impôts », a expliqué l’Institut national de la statistique. Cette amélioration a permis de faire baisser le ratio de la dette publique, descendu à 115,6 % du PIB à la fin de 2025, soit 1,6 point de mieux qu’à la fin de septembre.
Sébastien Lecornu a affirmé, vendredi, sur X, qu’il envisageait « avec prudence » de passer « sous les 5 % » de déficit public en 2026. Cet objectif paraissait plus facilement atteignable avant le déclenchement, à la fin de février, de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait avoir des répercussions sur la croissance économique et donc les recettes fiscales. « La méthode paie. Mais la stabilité politique aussi. On continue − avec prudence − pour passer sous les 5 % en 2026 », a écrit le premier ministre sur le réseau social. « La situation géopolitique jouera, mais notre volonté collective aussi », a-t-il ajouté.
« Les recettes accélèrent en 2025 : elles sont en hausse de 3,9 %, après + 3,2 % en 2024 », relève l’Insee. En particulier, « les impôts courants sur le revenu et le patrimoine accélèrent fortement », de 6,6 % en 2025. « Les dépenses ralentissent : elles augmentent en euros courants de 2,5 %, après + 4,0 % en 2024 », a poursuivi l’institut statistique. Pour autant, « leur croissance reste légèrement supérieure à celle du PIB en valeur en 2025 (+ 2,0 %) », si bien qu’en volume elles ont augmenté de 0,9 %.
La réduction du déficit que vise le gouvernement est jugée indispensable pour contenir la hausse de la dette publique de la France. Elle atteint 3 460,5 milliards d’euros à la fin de 2025, contre 3 484,1 milliards à la fin de septembre.










