Il rayonne. Il est « très content ». Il y a de quoi. Six mois après avoir décroché son master en juin 2025 au Conservatoire national supérieur de musique et de danse (CNSMD) de Paris, le danseur Pierre Loup Morillon, 23 ans, additionne les contrats avec le gratin des chorégraphes contemporains. Lundi 15 décembre 2025, il arrive tout juste de Belfort, où il répétait Nous n’arrivons pas les mains vides, de Balkis Moutashar, à l’affiche les 31 janvier et 1er février au Théâtre de Suresnes (Hauts-de-Seine). Il attend des nouvelles de la chorégraphe Nacera Belaza, qui, grève des gardiens du Louvre oblige, a dû annuler des représentations de son spectacle Les Ombres, prévues dans la galerie des Cinq Continents.
C’est la deuxième fois en deux ans que le jeune interprète se faufile dans les espaces grandioses du musée le plus visité au monde. Déjà, en 2024, encore étudiant, il naviguait en compagnie du chorégraphe François Chaignaud dans les fossés du Louvre médiéval pour la performance Petites joueuses, dans laquelle il jouait au ballon pendant quatre heures sans interruption. « Auprès de François, qui est historien, j’ai étudié et beaucoup lu autour des figures du fou au Moyen Age, ce qui a nourri un imaginaire du corps extraordinaire, s’enthousiasme-t-il. Tandis qu’avec Nacera j’ai travaillé un rapport plus intuitif à l’espace et aux œuvres présentées notamment dans la galerie des Cinq Continents. »
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