Aux Jeux olympiques (JO) de Pékin, en 2022, Quentin Fillon Maillet pensait peut-être avoir atteint l’apogée de sa carrière, à 29 ans, avec cinq podiums en six courses. Quatre ans plus tard, le Jurassien a remis ça et brille depuis le début des JO de Milan-Cortina, sur la piste de biathlon d’Anterselva (Italie). Vendredi 20 février, il a remporté une quatrième médaille, le bronze, lors de la mass start remportée par le Norvégien Johannes Dale-Skjevdal (1ᵉʳ) devant son compatriote Sturla Laegreid (2ᵉ).
Grâce à ce neuvième podium olympique, « QFM » – son surnom – est devenu l’athlète français le plus médaillé aux Jeux, éditions d’hiver et d’été confondues, dépoussiérant le très vieux record codétenu par les escrimeurs tricolores des années 1920 et 1930, Roger Ducret et Philippe Cattiau. Sous la neige d’Anterselva, le Français avait pourtant réalisé quatre fautes au tir, mais a réussi à dépasser l’Allemand Philipp Horn dans les derniers hectomètres de la course, pour terminer à la 3ᵉ place.
Loin devant les autres Français engagés sur cette mass start – Emilien Jacquelin (12ᵉ), Eric Perrot (20ᵉ) et Fabien Claude (27ᵉ) –, Quentin Fillon Maillet s’est félicité de cette nouvelle séquence olympique, encore une fois réussie, lui qui n’est surpassé, au décompte des titres, que par Martin Fourcade (6). Avec sa 3ᵉ place, le Jurassien a décroché la vingtième médaille de la délégation française dans ces Jeux de Milan-Cortina, à une petite récompense de l’objectif fixée avant le coup d’envoi de la compétition par l’Agence nationale du sport.
Marielle Berger Sabbatel au pied du podium
Cette 21ᵉ médaille tricolore aurait pu intervenir en skicross, grâce aux performances de Marielle Berger Sabbatel. Cette dernière s’est qualifiée in extremis lors des manches à élimination directe, jusqu’à atteindre la finale. Mais la skieuse, qui disputait à 36 ans ses derniers JO, a échoué au pied du podium, derrière l’Allemande Daniela Maier (1ʳᵉ), la Suissesse Fanny Smith (2ᵉ) et la Suédoise Sandra Naeslund (3ᵉ). Jade Grillet-Aubert a quant à elle terminé 6ᵉ tandis qu’Anouck Errard et Mylène Ballet-Baz n’ont pas passé le cap des quarts de finale.
Sur l’épreuve de 1 500 m sur piste courte, en patinage de vitesse, les Françaises n’ont pas plus brillé. Cloé Ollivier a ainsi été éliminée dès les quarts de finale, tandis qu’Aurélie Lévêque n’a pas su passer les demi-finales. L’épreuve a été remportée par la Sud-Coréenne Gilli Kim (1ʳᵉ), devant sa compatriote Minjeong Choi (2ᵉ) et l’Américaine Corinne Stoddard (3ᵉ).
Le favori du ski half-pipe victime d’une lourde chute
Plus tôt dans la journée, l’inquiétude avait conquis le snowpark de Livigno durant les manches de qualification de l’épreuve de ski half-pipe. Lors de son troisième run, Finley Melville Ives (19 ans) a ainsi dû être évacué sur civière après une violente chute, qui a provoqué la suspension temporaire du concours. Numéro 1 mondial de sa discipline, le Néo-Zélandais était favori pour la médaille d’or.
Quelques heures après sa chute, la délégation de son pays donnait des nouvelles rassurantes à son sujet, dans un communiqué : « “Fin” est avec sa famille, sous la supervision de professionnels de santé. Il est dans un état stable et positif. » L’épreuve de ski half-pipe a finalement été remportée par l’Américain Alex Ferreira, tandis que le Français Vincent Maharavo a été éliminé dès les qualifications.
A Milan, les Néerlandais ont obtenu deux nouvelles médailles d’or en patinage de vitesse. Antoinette Rijpma-de Jong s’est d’abord imposée sur le 1 500 m, devant la Norvégienne Ragne Wiklund (2ᵉ) et la Canadienne Valérie Maltais (3ᵉ). Puis les Pays-Bas ont remporté le relais 5 000 m masculin devant la Corée du Sud (2ᵉ) et l’Italie (3ᵉ). La délégation batave occupe toujours la quatrième place du classement des médailles, avec huit titres.













