Depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2022, Giorgia Meloni dirige l’un des gouvernements les plus stables de l’histoire républicaine italienne, malgré les tensions profondes qui traversent le pays. Dimanche 22 et lundi 23 mars, elle fera face au défi le plus important de sa législature, un référendum constitutionnel sur une réforme de la magistrature, qui s’est transformé en un plébiscite sur sa personne et sur la direction dans laquelle cette dirigeante de droite radicale, issue du néofascisme, a entraîné la politique italienne.
Ce scrutin décisif porte sur un texte dont la principale mesure consiste à mettre fin à une singularité italienne : l’appartenance des juges et des procureurs à un corps unique doté d’une gouvernance autonome et organisé en courants politiques.
Mais à l’approche du scrutin, Rome est gagnée par la fébrilité. Des mois de tensions politiques et de discours radicaux anti-juges qui ont culminé le 12 mars avec une déclaration de Giorgia Meloni selon laquelle la victoire du non conduirait à la remise en liberté de violeurs et de pédophiles. Pour l’opposition, la victoire du oui accélérerait la dérive illibérale en cours en Italie au moment où le gouvernement voit se multiplier en son sein les sources d’embarras, tandis que les derniers sondages donnent les deux options au coude-à-coude.
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