« Une France inondée. » Dans le train qui l’emmène de Paris à Bayonne, vendredi 13 février, le climatologue Christophe Cassou est frappé par l’ampleur des débordements. Maisons, rues, champs… Tous les paysages sont sous l’eau. Quatre jours plus tard, la situation reste critique. Selon le dernier bulletin d’information de Vigicrues, publié lundi, 70 départements sont encore en vigilance crues, dont trois en rouge et quinze en orange.
Le Maine-et-Loire a rejoint la Gironde et le Lot-et-Garonne dans le niveau d’alerte maximal. Angers et ses vallées basses devraient connaître mardi et mercredi des « débordements majeurs » de la Maine, avertit Vigicrues. Quant à la Garonne, sortie de son lit entre le nord d’Agen et le sud de Bordeaux, elle doit voir son niveau de nouveau augmenter mardi, après une baisse « temporaire ». Ces débordements ont provoqué l’évacuation de près de 2 000 habitants, des milliers de coupures d’électricité et des perturbations de la circulation.
« On a des crues exceptionnelles et généralisées sur tout le territoire, qui vont encore durer. Cela va être une très grosse semaine. La situation reste très problématique », avertit Lucie Chadourne-Facon, la directrice de Vigicrues. L’idée d’une décrue qui serait engagée est une « illusion », prévient-elle. Les pluies incessantes continuent de recharger les affluents, qui se déversent dans les rivières puis les fleuves, aux niveaux très élevés.
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