C’est une première pour un président des Etats-Unis en exercice. La signature de Donald Trump va figurer sur les futurs billets de banque américains, a annoncé le Trésor jeudi 26 mars.
Les premiers billets de 100 dollars (soit 86,38 euros) arborant la nouvelle signature seront imprimés en juin. Elle sera ensuite élargie aux autres coupures, précise le communiqué de l’administration Trump.
Depuis 1861, seule figurait sur les billets verts la signature du ministre des finances américain et du trésorier des Etats-Unis.
Le Trésor américain affirme que le projet d’apposer la signature de Trump sur tous les nouveaux billets de banque vise à célébrer le 250e anniversaire du pays, le 4 juillet, et que la signature du ministre des finances, Scott Bessent, figurera également sur ces billets.
Critiques
« Il n’y a pas de manière plus puissante de reconnaître les réalisations historiques de notre grand pays et du président Donald Trump que des billets de dollars portant son nom », a justifié Scott Bessent, cité dans le communiqué.
Le trésorier des Etats-Unis, Brandon Beach, a, lui, déclaré dans un communiqué que l’impression de la signature de Trump sur la monnaie américaine « est non seulement appropriée, mais aussi bien méritée ».
Les démocrates ont critiqué cette mesure, notamment parce qu’elle survient alors que les Américains sont confrontés à une hausse des prix des produits alimentaires et de l’essence. La guerre en Iran, qui a débuté le 28 février, a fait flamber les prix du pétrole et du gaz, accentuant les difficultés financières des ménages.
L’élue démocrate à la Chambre des représentants (Ohio) Shontel Brown a écrit jeudi sur X que le plan du Trésor est « scandaleux et anti-américain. Mais au moins, cela nous rappellera qui remercier lorsque nous paierons plus cher l’essence, les biens de consommation et les courses ».
Pièce à son effigie
L’annonce du Trésor américain s’inscrit dans une série de décisions visant à apposer l’empreinte de Donald Trump sur de nombreux bâtiments ou symboles des Etats-Unis, suscitant des accusations de culte de la personnalité.
Le 19 mars, une commission fédérale des beaux-arts – dont tous les membres ont été nommés par Donald Trump – a ainsi donné son feu vert à la frappe d’une pièce commémorative en or à l’effigie du président.
Plusieurs bâtiments publics ont déjà été rebaptisés au nom du républicain depuis son retour l’an dernier à la Maison Blanche, comme le Kennedy Center, une institution culturelle réputée de Washington.
Et en Floride, l’aéroport international de Palm Beach doit lui aussi changer de nom pour porter celui de Donald Trump, en vertu de la loi adoptée par les parlementaires de cet Etat du sud-est, où se trouve sa résidence privée.









