Commander des missiles et des munitions en grande quantité et rapidement, sans dégrader encore plus les comptes publics. C’est à cette équation que le gouvernement tente de répondre alors que les quatre années de guerre en Ukraine et les quatre semaines de conflit au Moyen Orient ont dangereusement réduit les stocks des armées françaises. La guerre en Iran pèse sur les stocks de munitions, une source d’inquiétude pour les états-majors, initialement déjà peu fournis. « L’urgence, ce sont les munitions », a reconnu le premier ministre, Sébastien Lecornu, le 25 mars, lors d’un discours à l’Assemblée nationale sur la situation au Moyen-Orient.
Pour cela, l’ancien ministre des armées est disposé à s’appuyer sur des capitaux privés. Il a annoncé, mercredi 25 mars, un projet de création d’une société baptisée « France Munitions » qui jouera le rôle de « grossiste pour répondre aux besoins des armées françaises mais aussi de nos alliés et de nos nombreux clients à l’export ». Selon le premier ministre, cela « permettra de massifier les commandes aux industriels, donc d’accélérer la transformation de [leur] outil de fabrication et, finalement, d’augmenter la production de munitions en France ».
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