Face à l’explosion de l’antisémitisme et à la montée du racisme, les responsables politiques s’indignent, dénoncent et exhortent. Et puis rien ne se passe, ou si peu. C’est le constat sévère que dresse la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) dans une note de cinq pages publiée jeudi 26 mars et consacrée à l’évaluation du plan national de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine 2023-2026.
Présentés le 30 janvier 2023 par Elisabeth Borne, alors première ministre, les objectifs affichés dans ce programme – mieux mesurer, mieux éduquer, mieux sanctionner, mieux accompagner… – n’ont été que très « partiellement atteints », selon la CNCDH. L’autorité administrative indépendante évoque un « bilan très décevant », souligne « la défaillance dans la mise en œuvre concrète d’une partie des mesures », « l’échec de la gouvernance » et « l’abandon pur et simple » de certaines dispositions, « sans précision quant à l’autorité à l’origine de ces renoncements ». Sa secrétaire générale, Magali Lafourcade, dénonce « une réalité à rebours des déclarations d’intention des décideurs ».
Il vous reste 70.27% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.














