L’impact est quasi immédiat. Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran, le gazole, carburant routier le plus utilisé en France, a bondi de 16 %, pour dépasser les 2 euros lundi 9 mars, selon une moyenne calculée par l’Agence France-Presse sur la base des données de quelque 9 400 stations-service. Le litre de l’essence la plus consommée par les Français, le SP95-E10, a de son côté pris 11 centimes sur cette période, à 1,83 euro.
Une hausse rapide, certes, mais moindre que celle enregistrée par les cours du pétrole. Depuis fin février, le baril de brent de mer du Nord ainsi déjà bondi de plus de 30 %, pour dépasser ponctuellement les 100 dollars, soit plus de 86 euros, lundi 9 mars. Un niveau sans précédent depuis 2022 et le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
« La France dépend davantage du Moyen-Orient pour les importations de gazole que pour le raffinage de l’essence ou que pour le pétrole brut », ce qui explique la hausse plus vive du prix du gazole, souligne Blandine Ruty, secrétaire générale de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).
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