Les missions diplomatiques de l’Union européenne (UE) et de plusieurs pays, dont la France, à Jérusalem et à Ramallah ont condamné, samedi 21 mars, la recrudescence des violences de colons israéliens contre des Palestiniens en Cisjordanie, appelant Israël à empêcher ces actes et à poursuivre leurs auteurs.
Dans une déclaration commune publiée sur le compte X de la délégation de l’UE auprès des Palestiniens, elles se sont dites « particulièrement révoltées par les meurtres de Palestiniens commis ces dernières semaines ».
« Nous condamnons fermement la recrudescence des actes de terreur commis par les colons et des violences infligées aux communautés palestiniennes par les forces de sécurité israéliennes », peut-on lire dans la déclaration signée par des missions diplomatiques d’une dizaine de pays, dont la France, l’Espagne, le Royaume-Uni et le Canada. « Cette violence, (…) visant à s’emparer de terres et à créer un climat de coercition pour forcer les Palestiniens à quitter leurs foyers, doit cesser », ont-elles ajouté, appelant « les autorités israéliennes à empêcher et punir les violences meurtrières, les raids et les attaques ».
Emballement d’attaques meurtrières
A l’heure où le monde a les yeux rivés sur la guerre au Moyen-Orient, les derniers chiffres témoignent d’un emballement des attaques meurtrières menées par des colons israéliens dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
Selon les autorités palestiniennes, six Palestiniens ont été tués depuis le 2 mars par des tirs de colons en Cisjordanie. En comparaison, 24 Palestiniens avaient été tués par des colons, selon l’ONU, entre le début de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023, qui avait déjà provoqué une flambée des violences, et le début du mois de mars.
Plusieurs responsables israéliens se sont publiquement inquiétés de cette montée des violences de la part des colons. Le chef d’état-major de l’armée a jugé ces violences, « dirigées contre nos soldats et contre la population civile », « moralement et éthiquement inacceptables ». L’idée de la résurgence d’un « terrorisme juif », lancée notamment par l’ancienne ministre et députée centriste, Meirav Cohen, est désormais reprise dans la presse nationale et dans les débats.
Plus de 500 000 Israéliens vivent en Cisjordanie parmi environ 3 millions de Palestiniens, dans des colonies que les Nations unies jugent illégales au regard du droit international.










