Le feuilleton budgétaire regorge de rebondissements, et le dernier en date est loin d’être au goût des socialistes. Alors que le gouvernement de Sébastien Lecornu s’est donné jusqu’à la fin de janvier pour doter la France d’un projet de loi de finances, la question du véhicule législatif ne cesse d’occuper les esprits de l’exécutif autant que des parlementaires de tout bord.
Faute de majorité sur ce texte, le premier ministre risque de n’avoir d’autre choix que celui du passage en force. Deux options s’offrent ainsi à lui : l’article 49.3 de la Constitution, qui permet d’adopter un texte sans vote, qu’il n’exclut désormais plus, ou l’article 47, qui autorise à faire passer le budget par ordonnances, sans l’aval du Parlement.
Cette seconde option, qui semble être privilégiée par le président de la République, les socialistes la battent en brèche. Désireux de tourner rapidement la page de la séquence budgétaire, ils privilégient plutôt la piste d’un 49.3 adossé à un accord de non-censure reprenant plusieurs de leurs demandes sur la taxation des hauts revenus ou la non-diminution du budget consacré à la prime d’activité.
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