Benoît Payan est très très superstitieux. Les vendredis 13, son horoscope (signe Verseau)… Quand à 20 h 35, dimanche 22 mars, plusieurs médias annoncent son élection à la mairie de Marseille, et que quelques-uns de ses collaborateurs sautent en l’air, le candidat de la gauche, réfugié au sous-sol de son local de campagne, seul ou presque dans sa tanière de la Canebière, fronce les sourcils et répète : « C’est pas fini… Les derniers bureaux ferment à 20 heures. »
Il faut attendre 22 h 10 pour que Benoît Payan se convainc d’avoir gagné face au Rassemblement national (RN) et à la droite, et sans s’unir avec La France insoumise (LFI).
Il retrouve la presse pour remercier « du fond du cœur les Marseillaises et les Marseillais pour cette victoire nette et claire », la victoire de « l’unité », du « refus du RN, de la haine et du repli sur soi ». Remercier la cité phocéenne « d’avoir montré son plus beau visage, d’avoir choisi le chemin de l’union et de la concorde, sans la moindre compromission ».
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