« Personne ne devrait jamais perdre la vie en servant la cause de la paix », a réitéré, pour la deuxième fois en moins de vingt-quatre heures, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Mais y a-t-il seulement encore une paix à préserver dans le pays en proie depuis le 2 mars à une nouvelle guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah ?
Lundi 30 mars, deux nouveaux casques bleus indonésiens ont été tués sur une route du sud du Liban « par une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan », à cinq kilomètres de la frontière israélienne, a annoncé la Finul, dans un communiqué. La force des Nations unies dit enquêter sur l’incident. La veille, le 29 mars, un casque bleu indonésien avait déjà trouvé la mort, tué par un projectile « d’origine inconnue » dans la localité d’Adchit Al-Qusayr, non loin de Bani Hayyan dans la région de Marjeyoun. Les origines de ces deux attaques n’ont pas été attribuées alors que les incidents et les attaques visant la Finul vont crescendo.
Dans un message publié sur la plateforme X ce lundi, Jean-Noël Barrot a demandé au nom de la France la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après « [les] incidents gravissimes subis par les casques bleus de la Finul ». Le ministre des affaires étrangères a également dénoncé l’agressivité de l’armée israélienne à l’égard des militaires français membres de la mission onusienne : « La France condamne également les graves incidents subis hier [samedi] par le contingent français de la Finul (…). Ces atteintes à la sécurité et ces intimidations de la part de soldats de l’armée israélienne à l’encontre de personnels onusiens sont inacceptables et injustifiables », a-t-il accusé.
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