Une centaine de personnes se sont réunies, samedi 10 janvier, en hommage à Mamadou Samba, 58 ans, chauffeur de VTC mort noyé dans la nuit du 5 au 6 janvier au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). Lors d’une course pour la plateforme Heetch, il a perdu le contrôle en raison des conditions climatiques, et son véhicule a percuté un trottoir avant de terminer sa course dans la rivière. Seul le passager a réussi à s’extirper.
Dans la nuit du 8 au 9 janvier, un van en provenance de l’aéroport de Paris-Beauvais, avec à son bord deux touristes finlandais, a brutalement changé de trajectoire rue de Vaugirard, à Paris, percutant un piéton, qui a succombé à ses blessures quatre jours plus tard. D’après des témoins, le conducteur pourrait s’être endormi. Le parquet de Paris avait saisi le service du traitement judiciaire des accidents d’une enquête pour blessures involontaires par conducteur, et ce dernier a été placé en garde à vue, mardi 13 janvier, à sa sortie de l’hôpital.
Ces deux accidents, au cœur d’une semaine marquée par des conditions climatiques difficiles sur les routes, ont suscité un émoi particulier dans la profession. Selon une partie des chauffeurs, ces accidents ne peuvent être dissociés de leurs conditions de travail harassantes. Depuis quelques années, le nombre de chauffeurs, mais aussi de livreurs à vélo, a grimpé en flèche, tandis que leurs revenus ont diminué.
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