Elle l’avait déjà suggéré plusieurs fois, son avocat l’a confirmé, mercredi 11 février, en audience : Marine Le Pen décidera d’être ou non candidate à l’élection présidentielle de 2027 au vu de la décision de la cour d’appel, le 7 juillet. L’élection se prépare un an à l’avance, il faut monter une association de financement, et un éventuel pourvoi en cassation ne pourrait être tranché qu’au début de l’année 2027, à quelques semaines du premier tour, alors que l’inéligibilité de sa cliente pourrait toujours courir. « Vous avez ainsi l’obligation de prendre en compte un calendrier politique national, qui rend l’arrêt que vous aurez à prendre vertigineux, a indiqué Mᵉ Rodolphe Bosselut. Ce n’est pas un cadeau. » Ni une amicale pression.
L’avocat a plaidé le dernier, avec intelligence et de sérieux arguments, après douze de ses confrères, au dernier jour du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national (FN), au tribunal judiciaire de Paris. Pour tenter de désamorcer « la machine infernale », selon ses termes, mise en branle par l’exécution provisoire de la condamnation, le 31 mars 2025, de Marine Le Pen a quatre ans de prison dont deux fermes, et cinq ans d’inéligibilité. « C’est un dossier inédit, a relevé Mᵉ Bosselut. Parce qu’il s’agit de la première décision, en appel, sur les détournements de fonds publics commis par des députés européens, qui va être tranché pour la première fois. »
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