Alors que le gouvernement chypriote Nikos Christodoulidis se réjouissait de prendre la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne (UE), le 1er janvier, la fête a tourné court. Diffusée le 8 janvier sur le réseau social X, une vidéo met en scène plusieurs personnalités politiques et économiques de premier plan, suggèrant l’existence d’un système de financement politique occulte et de contournement des sanctions européennes contre des oligarques russes.
La vidéo, d’une durée de huit minutes, montre, dans ce qui ressemble à des enregistrements réalisés en caméra cachée, des échanges entre le directeur du cabinet présidentiel, Charalambos Charalambous, l’ancien ministre de l’energie, George Lakkotrypis, et le PDG du groupe de construction Cyfield, George Chrysochoos.
On les entend notamment évoquer des mécanismes permettant de contourner le plafond légal de financement des campagnes électorales, fixé à un million d’euros, grâce à des dons en liquide non déclarés à un organisme caritatif. En contrepartie, des hommes d’affaires obtiendraient un accès privilégié au président de la République, Nikos Christodoulidis, et à son entourage. Une séquence suggère également que certaines entreprises auraient pu bénéficier d’une indulgence de la part de Chypre dans l’application des sanctions européennes visant des oligarques russes.
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