Les Marocains du sélectionneur Walid Regragui ont réussi leur pari : ils seront en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Vainqueurs de leur demi-finale face au Nigeria, mercredi 14 janvier (0-0, 4-2 aux tirs au but), les Lions de l’Atlas défieront le Sénégal, dimanche 18 janvier, à Rabat, pour tenter de remporter un trophée qui leur échappe depuis cinquante ans.
Cette victoire face aux Super Eagles a été acquise dans la difficulté pour les coéquipiers d’Achraf Hakimi, incapables de contourner un bloc défensif nigérian parfaitement discipliné. A l’instar de leur star Brahim Diaz, les Marocains se sont montrés beaucoup moins dangereux offensivement que lors des précédentes rencontres. Seule une séance de tirs au but pouvait départager les deux demi-finalistes.
Les Nigerians commençaient parfaitement cet exercice grâce à l’arrêt de leur gardien devant l’attaquant marocain Hamza Igamane. Mais les tentatives manquées de Samuel Chukwueze et Bruno Onyemaechi permettaient aux Lions de l’Atlas de reprendre les devants et d’inscrire le tir au but décisif par l’intermédiaire de Youssef En-Nesyri.
Le sélectionneur marocain Walid Regragui l’a répété plusieurs fois en conférence de presse : la façon de jouer de son équipe ne l’intéresse pas, seule la victoire finale l’obsède. Pour le moment, la mission se déroule à merveille pour ses hommes. « On est heureux de revenir en finale vingt-deux ans après celle de 2004 (perdue 2 buts à 1 face à la Tunisie) car ce public mérite de revoir le Maroc en finale. On est heureux pour les Marocains », a-t-il indiqué au micro de BeIN Sports après la rencontre.
Sadio Mané délivre le Sénégal face à l’Egypte
Plus tôt dans la journée, la sélection sénégalaise avait obtenu sa qualification pour la finale en prenant l’avantage sur l’Egypte (1-0), au terme d’une rencontre longtemps contenue. Entre les deux demi-finalistes, figurant parmi les favoris au titre final, et jusque-là invaincus dans la compétition, la promesse d’un spectacle offensif a rapidement été effacée par un plan tactique similaire, tourné vers un football de position.
Mais après plus d’une heure de jeu disputée sans but au compteur, le réveil et la délivrance sont finalement venus au profit des Lions de la Teranga, sauvés de la prolongation qui se dessinait par leur attaquant star, Sadio Mané, auteur d’une frappe lointaine et salutaire (78e). « J’ai un peu de chance, il faut le reconnaître, admettait l’ailier sénégalais de 33 ans, au terme de la rencontre. C’est un ballon qui est venu de nulle part, qui m’a touché le ventre. Il était bien placé, et j’ai eu le réflexe de le reprendre en une touche. »
Artisan principal du premier titre du Sénégal dans le tournoi, en 2022, face à l’Egypte de Mohamed Salah – son ancien coéquipier à Liverpool (2017-2022) –, Sadio Mané aura l’occasion, dimanche 18 janvier, d’offrir un second trophée continental à sa sélection. Son rival, et capitaine des Pharaons, a, quant à lui, échoué une nouvelle fois dans sa quête d’un trophée majeur sous la tunique nationale.










