Dans les cabinets d’experts-comptables, le rendez-vous est inscrit depuis longtemps à l’agenda de 2026. Le 1er septembre, toute entreprise immatriculée en France, quels que soient sa taille et son statut juridique, devra être en mesure de recevoir une facture électronique. Une étape-clé dans un processus de dématérialisation censé simplifier la gestion des entreprises et bénéficier à l’ensemble des parties impliquées.
La France n’est pas particulièrement en avance en la matière : le Brésil a lancé sa réforme dès 2005, l’Italie a mis la sienne en œuvre en 2019, la Belgique a franchi le pas jeudi 1er janvier 2026.
Et Bercy a pris soin d’étaler les échéances : celle du 1er septembre ne concerne l’ensemble des entreprises que pour la réception des factures. Pour leur émission, la réforme visera uniquement les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), alors que PME, TPE et indépendants bénéficieront d’une année supplémentaire.
Il reste donc un peu moins de deux cent cinquante jours aux chefs d’entreprise, indépendants et professions libérales pour choisir une « plateforme agréée » pour la facturation électronique, un rôle d’intermédiaire obligatoire dévolu au secteur privé, l’administration ayant choisi de ne gérer que l’annuaire des entreprises reliant tous ces nouveaux intermédiaires.
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