L’Arménie va recevoir, dans les prochains jours, sa première livraison de produits pétroliers azerbaïdjanais depuis plus de trente ans. Un signe majeur de normalisation entre Erevan et Bakou après deux guerres (1988-1994 et 2020) et l’exode forcé de 100 000 Arméniens du Haut-Karabakh en 2023. Les deux pays mènent, depuis 2020, des négociations bilatérales complexes sur le tracé de leur frontière et la réouverture progressive de routes logistiques, dont la fermeture bloque le développement du Sud-Caucase depuis l’indépendance des deux pays à la fin de l’ère soviétique.
« Je crois que cette livraison, dans les circonstances actuelles, marque un autre signe du tournant décisif dans la coopération pacifique au sein de la région », indique, au Monde, Elchin Amirbayov, représentant du président, Ilham Aliev, chargé de la normalisation des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. La Géorgie, sur le territoire de laquelle passera la cargaison, a déclaré qu’elle autoriserait le premier transit gratuitement. La frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie étant fermée, de même que la frontière turco-arménienne, l’essentiel des échanges régionaux sur l’axe est-ouest transitent par la Géorgie.
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