Donald Trump a signé, mardi 31 mars, un décret destiné à encadrer plus durement le vote par correspondance, avant les élections de mi-mandat qui auront lieu en novembre. Il a répété que la pratique était responsable de fraudes, une affirmation qui n’a jamais été étayée par des preuves.
« Je ne vois pas comment cela peut être contesté » en justice, a déclaré le président américain, qui s’insurge depuis des années contre un système électoral supposément en sa défaveur, lui qui n’a jamais reconnu sa défaite à la présidentielle de 2020 face à Joe Biden.
Le républicain a affirmé à plusieurs reprises vouloir contrôler de plus près les élections, dont l’organisation est dévolue aux Etats américains et non au pouvoir fédéral, alors qu’approchent les élections législatives de mi-mandat.
Il avait déjà signé il y a un an un décret visant à restreindre le vote par correspondance et à imposer aux Etats des contrôles renforcés sur les listes électorales. Plusieurs experts avaient alors estimé que le texte représentait un dépassement des prérogatives de l’exécutif.
Dans l’attente d’une décision de la Cour suprême
De manière générale, les républicains reprochent au vote par correspondance, qui s’est largement développé aux Etats-Unis à la suite de la pandémie de Covid-19, de favoriser la fraude et d’alimenter les soupçons quant à la régularité du vote et des résultats.
Aucune preuve n’a toutefois jamais été apportée sur l’existence d’une fraude électorale qui aurait affecté de manière significative le résultat d’un scrutin aux Etats-Unis.
Le cercle de réflexion Brookings Institution, classé au centre gauche, a examiné un ensemble de données électorales collectées par la Heritage Foundation, un cercle de réflexion conservateur, et n’a recensé que 39 cas de fraude sur les plus de 100 millions de bulletins recensés sur trois décennies.
La Cour suprême américaine a quant à elle débattu mi-mars du recours au vote par correspondance, et notamment de l’acceptabilité des bulletins reçus après le jour du scrutin mais portant un cachet de la poste daté, au plus tard, du jour du vote. La Cour devrait statuer d’ici le terme de sa session annuelle, fin juin, et sa décision pourrait donc s’appliquer dès les élections de mi-mandat, en novembre 2026.












