Un de plus. Le Tribunal supérieur électoral (TSE) a condamné Claudio Castro, ex-gouverneur (Parti libéral, extrême droite) de l’Etat de Rio de Janeiro, à huit ans d’inéligibilité pour « abus de pouvoir politique et économique », mardi 24 mars. Il conclut ainsi un scandale commencé en 2022, après les révélations du média UOL concernant l’embauche de 27 000 employés temporaires à la fondation du Centre de recherche et de statistiques de l’Etat de Rio de Janeiro (Ceperj) et à l’université d’Etat de Rio de Janeiro (UERJ).
Claudio Castro, fervent soutien de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2023), rejoint ainsi la longue liste des gouverneurs de l’Etat de Rio de Janeiro impliqués dans des scandales de corruption : tous les occupants du palais Guanabara élus depuis 1998 ont été condamnés à des peines allant de l’inéligibilité à des centaines d’années de prison, même si certains d’entre eux ont ensuite bénéficié d’acquittements ou de révisions de peine à la faveur de recours judiciaires ou de changements législatifs.
Payés à hauteur de 248 millions de reais au total (41 millions d’euros), les employés du Ceperj et de l’UERJ auraient servi de militants lors de la campagne de réélection de M. Castro en 2022, un scrutin remporté avec 58 % des voix. Notamment connu pour avoir commandé l’intervention policière la plus meurtrière de l’histoire du Brésil, avec 122 tués dans les complexes de favelas de la Penha et de l’Alemao en octobre 2025, Claudio Castro a clamé sur ses réseaux sociaux « avoir toujours gouverné l’Etat de Rio de Janeiro dans le respect de la loi ».
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