Deux semaines après avoir été officiellement mobilisée pour contribuer au financement du « chantier du siècle » que constitue, selon l’expression d’Emmanuel Macron, la construction à venir de six réacteurs de type EPR dans les centrales de Penly (Seine-Maritime), de Gravelines (Nord) et du Bugey (Ain), la Caisse des dépôts et consignations (CDC) se prépare à entrer dans le vif du sujet.
A l’occasion de la publication des résultats annuels du groupe financier public, mercredi 25 mars, son directeur général, Olivier Sichel, a précisé le calendrier prévisionnel de cette opération hors normes, qui vise à mobiliser le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts, gestionnaire de 59,5 % de l’épargne du Livret A, du Livret de développement durable et solidaire et du Livret d’épargne populaire, au service de l’électricité nucléaire, soit 406,5 milliards d’euros fin 2025.
« Le fonds d’épargne se prête très bien au financement du nucléaire, assure M. Sichel. Il s’agit de financements longs, dans un secteur stratégique, à émissions de gaz à effet de serre limitées pour produire de l’électricité. » Des caractéristiques qui collent aux priorités de la Caisse, investisseur de long terme voire de très long terme, au service de l’intérêt général et entre autres de la transition écologique.
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