Il déambule en ce lundi 23 mars ensoleillé, sur l’Esplanade, en plein cœur de ville, téléphone en main, et multiplie les poignées de mains avec les Montpelliérains qui viennent le féliciter. Michaël Delafosse, le maire (Parti socialiste, PS) sortant de Montpellier, âgé de 48 ans, est réélu et assez facilement. Dimanche, il a obtenu 50,13 % des voix, dans une triangulaire qui l’opposait à la députée La France insoumise (LFI) Nathalie Oziol (25,06 %) et à l’homme d’affaires Mohed Altrad (24,81 %).
Au premier tour, le socialiste avait déjà envoyé un signal fort, obtenant 33,41 % des suffrages, et devançant de 18 points la première des douze autres candidats, Nathalie Oziol (15,36 %). Une course en tête donc, du début à la fin, avec un résultat qui n’a guère suscité de suspense pour la suite, et qui a peut-être démotivé certains électeurs de se déplacer aux urnes ce dimanche. Le taux d’abstention dans la septième ville de France atteint 54,16 %.
Avec cette réélection, Michaël Delafosse devient le premier maire montpelliérain réélu depuis 2001. Jamais depuis Georges Frêche (1977-2004), un maire n’a réalisé deux mandats de suite dans la préfecture de l’Hérault. « Les habitants se sont reconnus dans la politique volontariste que j’ai portée, avec la gratuité des transports, l’attention portée aux quartiers prioritaires, et mes priorités données à l’école ou à la culture, analyse l’édile. Cette fraternité républicaine que je défends, visiblement, parle aux électeurs. »
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