A Gladsaxe, un rectangle de 7 kilomètres sur 5 au nord de Copenhague, traversé par plusieurs autoroutes, impossible de trouver le centre-ville, au milieu des barres d’immeubles, des pavillons et locaux d’entreprises. « C’est parce que nous sommes un assemblage de trois quartiers », explique Jens Boe Andersen, le président de la section locale des sociaux-démocrates. Dans cette banlieue de 70 000 habitants, connue pour héberger le siège social du géant pharmaceutique Novo Nordisk, faire campagne n’est pas chose aisée. En plus du porte-à-porte, les militants distribuent des tracts, tôt le matin, à la gare pour tenter de convaincre les derniers indécis avant les législatives du mardi 24 mars.
Ancien haut fonctionnaire, conseiller en communication auprès de la Croix-Rouge, Jens Boe Andersen veut croire à la victoire de son parti, conduit par Mette Frederiksen. A la tête du gouvernement danois depuis 2019, celle-ci vise un troisième mandat. Profitant d’une embellie dans les sondages après la crise groenlandaise en début d’année, Mette Frederiksen a précipité l’organisation des législatives qui devaient se tenir avant fin octobre. Mais, si la cheffe de file des sociaux-démocrates, devenue une personnalité de premier plan sur la scène internationale, semble bien partie pour conserver son poste, sa formation, créditée de 21 %, loin des 27,5 % décrochés en 2022, pourrait enregistrer le pire score de son histoire.
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