De la Shoah au massacre de Srebrenica, en ex-Yougoslavie, en passant par les atrocités du régime khmer rouge au Cambodge ou les tueries de masse visant les Tutsi au Rwanda, le XXe siècle a connu son lot de génocides, reconnus comme tels par la justice internationale. Les persécutions inimaginables infligées au peuple yézidi en Irak et en Syrie, au milieu des années 2010, par l’organisation Etat islamique (EI) n’ont, elles, jamais fait l’objet d’une enquête pénale internationale.
Ce génocide un peu vite oublié, la justice française l’a reconnu pour la première fois, vendredi 20 mars, en condamnant par défaut un djihadiste français, Sabri Essid, à la réclusion à perpétuité pour « génocide » et « crimes contre l’humanité ». Le président de la cour d’assises de Paris, Marc Sommerer, a considéré que le plan d’extermination des yézidis, élaboré dans un but de « purification religieuse », avait constitué « l’une des expressions les plus extrêmes de l’idéologie de l’EI » et que Sabri Essid s’était « inscrit dans cette chaîne criminelle » en pleine « connaissance du projet génocidaire ».
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