La création de la Fondation Odéon-Théâtre de l’Europe a constitué l’un des points phares approuvés en début d’année par le dernier conseil d’administration du Théâtre de l’Odéon, dirigé par Julien Gosselin. Avec la Comédie-Française, c’est l’un des rares théâtres à s’être doté d’une telle entité placée sous l’égide de la Fondation de France, qui en compte en revanche bien davantage dans le secteur musical et surtout dans l’opéra.
Metteur en scène et dramaturge, Julien Gosselin – qui s’était attaqué à l’adaptation du roman-fleuve inachevé de Roberto Bolano, 2 666 (Anagrama, 2004), une pièce de onze heures, au Festival d’Avignon en 2016, s’est donné pour ambition de présenter, dans les deux salles parisiennes de l’Odéon, trois à quatre créations par saison. Avec une volonté affichée de promouvoir une coopération entre acteurs culturels français et internationaux – avec deux tiers des spectacles en langue étrangère –, de laisser la part belle aux avant-gardes, aux nouvelles formes d’expression esthétiques et à l’usage du numérique au service du spectacle vivant. Comme en témoigne la performance de Samira Elagoz, Seek Bromance, à l’affiche jusqu’au 22 mars aux Ateliers Berthier.
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