Retiré depuis plusieurs mois dans la cité paloise, François Bayrou prend au sérieux la dernière ligne droite de sa campagne municipale. « Il faut être sans expérience politique pour être serein en campagne », dit-il au Monde. Même s’il est conspué par ses oppositions pour sa méthode de gouvernance et une vision jugée passéiste, l’ancien premier ministre de 74 ans est parvenu à se maintenir en tête du premier tour avec 33,83 % des voix exprimées.
Le maire de la ville depuis 2014 devance nettement son opposant du Parti socialiste (PS) battu en 2020, Jérôme Marbot (26,31 %), à la tête d’une liste d’union de la gauche hors La France insoumise (LFI), comme la candidate du Rassemblement national (RN), Margaux Taillefer (16,26 %). Mais à l’annonce des résultats, dimanche 15 mars, François Bayrou a joué la sobriété et la gravité, appelant les Palois à se mobiliser au second tour.
De fait, en six ans, le président du MoDem – qui sera jugé en septembre en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du parti – a perdu 12 points. L’abstention a, elle, atteint un record de 45 % dans la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dimanche dernier, dépassant aussi le seuil inédit national. Surtout, l’édile se trouve dans une triangulaire, une première depuis 2008 – où il avait échoué à se faire élire maire de la ville d’Henri IV à 300 voix près. Pour la première fois, l’extrême droite s’est qualifiée au second tour après avoir plus que doublé son score en six ans.
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