L’objectif des Nations unies de garantir l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, d’ici à 2030, est encore loin d’être atteint. Un peu plus de dix ans après l’adoption de cette priorité internationale, aux côtés de 16 autres grands engagements en matière de développement durable, environ 1,8 milliard de personnes n’ont pas accès au précieux liquide à leur domicile.
L’approvisionnement pèse en premier lieu sur les femmes. Dans 70 % des foyers non desservis, ce sont les femmes de 15 ans et plus qui sont les principales responsables de la collecte de l’eau. Le rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau, publié jeudi 19 mars, met en évidence les efforts immenses que doivent encore consacrer les Etats à ces enjeux pour réduire les inégalités de genre en matière d’accès à l’eau.
Le texte, coordonné par les experts du Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), s’appuie sur des travaux et études parus ces dernières années pour mettre en évidence l’étendue des disparités liées au genre dans l’accès aux services les plus basiques. A l’échelle de la planète, les femmes consacrent trois fois plus de temps que les hommes à la collecte d’eau, soit 250 millions d’heures par jour.
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