Le Brésil a lancé, lundi 16 mars, un nouveau plan national sur le climat pour la prochaine décennie, faisant de la protection des forêts sa principale stratégie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. C’est la première fois depuis 2008 que le géant sud-américain, qui a accueilli le dernier sommet des Nations unies sur le climat, revoit son programme visant à limiter le changement climatique et à s’adapter à ses effets.
Le plan vise l’horizon 2035, date à laquelle le Brésil devrait avoir réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 67 % par rapport aux niveaux de 2005, selon les objectifs fixés par le gouvernement du président de gauche, Luiz Inácio Lula da Silva.
Les émissions de gaz à effet de serre au Brésil sont principalement liées à la déforestation (40 %), selon les données officielles de 2022. Elle est surtout pratiquée illégalement, notamment pour agrandir les surfaces agricoles.
Des progrès sur la déforestation de l’Amazonie
Le président Lula s’est engagé à réduire la déforestation à zéro d’ici 2030. Selon le nouveau plan sur le climat consulté par l’Agence France-Presse (AFP), cet objectif « consacrera » ce secteur comme « principal vecteur de réduction des émissions jusqu’en 2035 ».
Le Brésil joue un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique car il abrite l’Amazonie, plus grande forêt tropicale de la planète et considérée comme essentielle pour absorber les émissions de carbone.
La nouvelle feuille de route brésilienne « incarne un engagement collectif en faveur de la transition vers une économie faible en carbone à court terme et pour la neutralité carbone dans les prochaines décennies », a affirmé le gouvernement dans un communiqué.
La déforestation dans l’Amazonie brésilienne a déjà chuté de 35 % entre août 2025 et janvier 2026, avec 1 324 km2 déboisés sur cette période, selon l’Institut national de recherches spatiales (INPE).














