Vingt-quatre heures avant l’heure limite de dépôt des listes pour le second tour des élections municipales, fixée mardi 17 mars à 18 heures, le dossier des alliances et des négociations est quasiment clos à Paris. Avec, à droite, un sceau de validation et, à gauche, une fin de non-recevoir.
Après avoir passé la campagne à se critiquer vertement à distance, la candidate Les Républicains (LR), Rachida Dati, et son concurrent investi par Horizons, Pierre-Yves Bournazel, ont trouvé un terrain d’entente, dès lundi soir, pour faire alliance. Arrivée deuxième du premier tour (25,46 %) et largement distancée par le candidat de l’union de la gauche, Emmanuel Grégoire, la maire du 7ᵉ arrondissement a tendu la main à M. Bournazel, dès dimanche, se disant prête à une fusion des listes alors qu’elle avait martelé que sa liste du premier tour resterait inchangée pour le second.
De son côté, le conseiller du 18ᵉ arrondissement, arrivé quatrième (11,34 %) a renié sa promesse de ne « rejoindre ni Grégoire ni Dati » et a ouvert la porte à une « discussion » dès lundi matin. A 20 heures, sur le plateau de France 2, il a officialisé l’accord : « J’ai le plaisir de vous annoncer, ce soir, que nous avons décidé de fusionner nos listes car une majorité de Parisiens attendent le changement et l’alternance », a-t-il déclaré, justifiant son revirement par un « engagement » de Rachida Dati « sur les valeurs et la lutte contre l’extrémisme politique ». Elu depuis 2008 dans la capitale, ce proche d’Edouard Philippe a même annoncé qu’il ne serait présent sur aucune liste et qu’il mettait donc un terme à son parcours d’élu parisien : « Pour moi, le chemin s’arrête. »
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