Les Congolais et ses pairs africains le surnomment « l’éléphant », « l’empereur » ou encore « le patriarche », tant les dizaines d’années passées à la tête du Congo – près de quarante-deux ans en cumulé – font aujourd’hui de lui l’un des plus vieux, et donc indéboulonnables, chefs d’Etat du continent africain. Le général Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un cinquième mandat consécutif lors de l’élection présidentielle qui se tient dimanche 15 mars.
Face à lui, six candidats chargés de donner un vernis au scrutin. Les opposants historiques, eux, sont aux abonnés absents : André Okombi Salissa et Jean-Marie Michel Mokoko purgent des peines de vingt ans de prison après leurs condamnations, en 2019 et 2018, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Plusieurs partis boycottent ce qu’ils considèrent être une mascarade électorale.
Malgré des accusations de fraude répétées à chaque scrutin depuis vingt ans, Denis Sassou Nguesso, issu de l’ethnie minoritaire mbochi et élevé dans une famille de chasseurs du centre du pays, conserve le pouvoir. Pour convaincre une population qui s’est appauvrie ces dernières années, en dépit d’un sous-sol riche en pétrole, ses équipes vantent la stabilité et la paix apportées par son régime.
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