Les autorités cubaines ont remis en liberté 14 opposants, a annoncé samedi 14 mars une ONG. Ces personnes avaient été arrêtées à la suite des vastes manifestations antigouvernementales de juillet 2021.
Leur libération, confirmée par l’organisation Cubalex, basée à Miami, s’inscrit dans le cadre d’un accord avec le Vatican, un médiateur historique entre La Havane et Washington, dévoilé jeudi. En signe de « bonne volonté » à l’égard de l’état papal, le gouvernement cubain avait annoncé la libération « dans les prochains jours » de 51 prisonniers. Deux détenus avaient été relâchés vendredi.
Cette démonstration inhabituelle de clémence est intervenue quelques heures après que le président cubain Miguel Diaz-Canel a confirmé que son gouvernement était en pourparlers avec les Etats-Unis.
Plus de 700 prisonniers politiques
Le groupe de défense des droits humains Justicia11J a rappelé que Cuba comptait vendredi « au moins 760 prisonniers politiques », dont 358 ayant participé aux manifestations de juillet 2021, qui ont déclenché une vaste répression et des centaines d’arrestations. Les autorités communistes de l’île caribéenne ont accusé Washington d’avoir orchestré ces manifestations dans le but de renverser le gouvernement à parti unique.
Donald Trump a récemment accru la pression sur La Havane en plaçant en janvier le pays appauvri sous blocus pétrolier, étranglant ainsi ses approvisionnements en carburant et son économie, déjà mise à mal par des années d’embargos commerciaux américains.
Dans des déclarations à l’Agence France-Presse vendredi, un responsable de la Maison Blanche a réitéré les dires du président Trump estimant que Cuba est une « nation en faillite » et qu’un accord avec son gouvernement « serait très facile à conclure ».










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