Quand on aime la mécanique quantique, mieux vaut aimer les chats. L’animal est ainsi associé à l’un des célèbres paradoxes de cette théorie qui décrit la matière, la lumière et leurs interactions : le chat de Schrödinger, capable d’être dans deux états à la fois, mort et vivant.
« J’ai eu la chance de faire ma thèse dans un laboratoire qui étudiait ces “chats” », explique Alexia Auffèves, directrice de recherche au CNRS, qui a obtenu son doctorat en 2004 dans le célèbre Laboratoire Kastler Brossel (LKB) à Paris, sous la direction de Serge Haroche, Prix Nobel en 2012. Ses « chats » étaient faits d’atomes piégés dans des cavités. Moins caressants que les boules de poils, mais tout aussi fascinants.
« C’était pour moi l’occasion de concilier deux passions, la physique et la philosophie », précise celle qui est entrée à l’Ecole normale supérieure de Lyon en 1996, et a passé une licence de philosophie en même temps. « Je suis une littéraire contrariée. J’écris encore beaucoup, j’ai fait du théâtre pendant quelques années, indique la chercheuse de 49 ans. Surtout, j’aime bien grattouiller les concepts, me prendre la tête sur des mots, comme en philo. »
Il vous reste 85.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.















