Un homme a été placé en garde à vue après la mort de trois femmes dans l’incendie volontaire d’un immeuble, mardi 10 mars dans la soirée, dans le nord de l’Espagne, un drame d’ores et déjà qualifié de féminicide par le gouvernement.
« Le ministère de l’égalité condamne le féminicide présumé pour violence de genre d’une femme (…) de 58 ans, assassinée par son compagnon, âgé de 59 ans, le 10 mars 2026 », a déclaré le ministère dans un communiqué publié mercredi 11 mars, ajoutant qu’il n’existait pas de plaintes antérieures pour violence de genre à l’encontre de l’agresseur.
Mercredi matin, « l’auteur présumé s’est présenté au commissariat, il est actuellement en garde à vue », avait affirmé plus tôt à la presse le sous-délégué du gouvernement à Burgos, Pedro de la Fuente. « C’est une personne qui a des antécédents. Ici, à Miranda de Ebro, on le connaît déjà pour avoir participé à d’autres faits délictueux », avait ajouté à ses côtés le commissaire José Carlos Donoso.
Trois jours de deuil
Selon le quotidien El Pais, les deux autres femmes décédées étaient une Colombienne de 24 ans et une autre Espagnole de 78 ans.
Un peu plus tôt, les secours avaient annoncé, dans un communiqué, avoir pris en charge sept personnes dans cet incendie survenu mardi soir à Miranda de Ebro, une commune d’environ 37 000 habitants située à une soixantaine de kilomètres au sud de Bilbao : « Deux sont décédées sur les lieux et cinq autres ont été transférées [à l’hôpital], mais l’une d’entre elles est décédée ultérieurement ». Parmi les blessés figurent un garçon de 11 ans et une fillette de 7 ans, ont-ils précisé.
Les autorités municipales ont annoncé dans un communiqué décréter trois jours de deuil. « Mes plus sincères condoléances et toute mon affection aux familles des personnes décédées, ainsi que mes vœux de prompt rétablissement aux blessés », a réagi pour sa part sur le réseau social X le président de la région de Castille-et-León, Alfonso Fernandez Mañueco, se disant « bouleversé ».









