La police fédérale américaine (FBI) a ouvert un bureau permanent en Equateur pour enquêter sur le crime organisé, le blanchiment d’argent et la corruption en collaboration avec les autorités locales, a annoncé, mercredi 11 mars, le ministre de l’intérieur équatorien, John Reimberg.
Cet accord constitue un nouveau chapitre dans la coopération en matière de sécurité entre l’Equateur, dirigé par Daniel Noboa, et les Etats-Unis de Donald Trump. Quito et Washington sont membres d’une coalition contre les cartels rassemblant dix-sept pays, inaugurée le 7 mars par le locataire de la Maison Blanche au cours d’un sommet avec plusieurs dirigeants de droite latino-américains.
« Ce qui change maintenant, c’est que nous avons des agents du FBI en permanence en Equateur, qui travaillent avec une unité de la police nationale », a déclaré M. Reimberg à la presse. Le bureau a « immédiatement » commencé à fonctionner, a-t-il ajouté.
L’inauguration du premier bureau du FBI en Equateur constitue « un jalon stratégique et opérationnel », a salué l’ambassade des Etats-Unis à Quito. « Nous améliorons notre capacité commune à identifier, démanteler et traduire en justice ceux qui se livrent au trafic de drogue, blanchissent de l’argent, font de la contrebande d’armes et financent le terrorisme », a affirmé Lawrence Petroni, le chargé d’affaires de cette représentation diplomatique, dans un message diffusé sur X.
Une « offensive très forte » imminente
De nombreuses capitales latino-américaines, parmi lesquelles Bogota, Brasilia, Mexico et Buenos Aires, abritent depuis des années des bureaux du FBI au sein des ambassades américaines.
Le président équatorien, Daniel Noboa, qui se dit en « guerre » contre les gangs de son pays, est l’un des plus proches alliés de Donald Trump en Amérique latine. Ce dernier a récemment proposé de soutenir des actions militaires contre les cartels au moyen de frappes de missiles américains contre les barons de la drogue.
La semaine dernière, les forces américaines et équatoriennes ont effectué ensemble des frappes contre des guérilleros impliqués dans le trafic de cocaïne, à la frontière avec la Colombie, dans le nord de l’Equateur. Le ministre Reimberg a prévenu, mardi, qu’une « offensive très forte » commencerait dimanche dans les zones de son pays les plus touchées par la violence liée au trafic de stupéfiants.
Environ 70 % de la drogue produite par la Colombie et le Pérou, respectivement premier et deuxième producteurs mondiaux de cocaïne, transite par l’Equateur. Le trafic de drogue a déclenché une guerre de territoires dans ce pays, autrefois l’un des plus sûrs de la région, devenu en quelques années l’un de ceux où les violences font le plus de morts.









