C’est un village français à la fois splendide et banal, cerné de champs et de forêts, et traversé par un ruisseau. A Saint-Privé (Yonne), en pays de Puisaye, vivent des agriculteurs, des retraités, des actifs néoruraux venus chercher la tranquillité loin des villes – Auxerre, la plus proche, est à une heure de route.
En cet après-midi ensoleillé de fin février, deux habitantes, Amandine Mazô, formatrice Web de 45 ans, et Cécile Poinsard-Durand, 60 ans, propriétaire d’un gîte touristique haut de gamme, ont attrapé une pile de tracts et entament une tournée des pas de porte, entre l’église et le bar-tabac.
« Bonjour, on organise une réunion publique demain soir ! » A Saint-Privé, leur liste pour les municipales est un petit événement, dans ce village où il n’y avait jamais eu d’opposition. Outre le maintien de l’école, menacée de fermeture, leur liste a une priorité : s’opposer aux multiples projets agrivoltaïques qui fleurissent en Puisaye − comme ailleurs dans l’Yonne, la Nièvre ou le Loiret.
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