En pleine campagne pour les élections municipales, le secrétaire général de Renaissance n’arrête pas. Après un déplacement de plusieurs jours en Ukraine à la fin de février, Gabriel Attal a fait une tournée européenne de quatre jours durant la première semaine de mars, afin d’étoffer sa stature présidentielle.
Sa proactivité à l’international n’a d’égal que sa discrétion au sujet du scrutin des 15 et 22 mars. L’ancien premier ministre a beau avoir fait quelques sauts de puce pour soutenir des candidats (notamment à Nantes, à Tours ou à Malakoff et Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine) et en prévoir quelques autres à l’approche du premier tour, il n’empêche. Renaissance a théorisé son propre effacement lors de ces élections municipales.
Encore marqué par la débâcle du dernier scrutin, en 2020, le mouvement présidentiel, devenu depuis un parti, connaît toujours un défaut criant d’ancrage local – il ne compte qu’un peu plus de 580 élus locaux. Freinée par son fondateur, Emmanuel Macron, sa structuration est survenue sur le tard, tandis que les poches militantes qui avaient éclos avec enthousiasme un peu partout sur le territoire durant la campagne 2017 se sont, pour la plupart, évaporées.
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