Végétalisation de la place de la République, préservation de la politique en faveur du vélo, « débitumage » de Paris, faire de la capitale une « ville éponge »… Ces propositions pour Paris ne sont pas issues du programme d’un candidat de gauche aux élections municipales des 15 et 22 mars, mais de celui de Rachida Dati (Les Républicains, LR). Sans oublier la promesse de transformer les voies sur berge en un « grand parc urbain patrimonial ».
Oubliée la votation citoyenne lancée en 2010 pour s’opposer à la piétonnisation voulue par le maire socialiste d’alors, Bertrand Delanoë, devenue une mesure emblématique d’Anne Hidalgo, alors que l’Union pour un mouvement populaire, l’ancêtre de LR, proposait de les recouvrir partiellement. Un projet aujourd’hui repris par la candidate d’extrême droite Sarah Knafo (Reconquête !).
Si la maire du 7ᵉ arrondissement de Paris, Rachida Dati, connaît la sociologie des électeurs de la capitale, ses propositions tranchent pourtant avec l’ambiance actuelle qui voit les mesures écologiques être attaquées les unes après les autres au niveau national. Le retour de bâton s’arrêterait-il aux portes des mairies ? « Le backlash n’existe pas au niveau local, affirme le maire (divers gauche) de Barentin (Seine-Maritime), Christophe Bouillon, également président de l’Association des petites villes de France. Les électeurs sont demandeurs de ces mesures. »
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