Donald Trump est habitué à défier les probabilités, mais l’aventure dans laquelle il vient de se lancer en Iran est sans doute l’un des coups de dés les plus hasardeux, quant aux répercussions sur l’économie. Le président américain semblait fonder une grande partie de sa stratégie en vue des élections de mi-mandat, en novembre, sur sa capacité à faire baisser le coût de la vie, à l’aide du seul levier sur lequel il a une maîtrise indirecte : le prix du pétrole. En déclenchant l’opération « Fureur épique », il a choisi un chemin qui pourrait conduire à une augmentation spectaculaire des cours du brut dans les semaines à venir. Au risque de relancer l’inflation, qui avait plombé son prédécesseur, Joe Biden, lui permettant en grande partie de revenir au pouvoir en 2024.
Les chiffres sont déjà orientés à la hausse, même si on est loin des sommets atteints lors de précédents conflits. Le baril de Brent, la référence en Europe, a bondi de 20 % depuis vendredi 27 février, dépassant les 80 dollars. Le West Texas Intermediate, son équivalent américain, a, lui, grimpé de 10 % à 73,40 dollars (63,31 euros). Il est moins directement affecté par l’arrêt de la navigation dans le détroit d’Ormuz, mais dans ce marché mondialisé, les lois de l’offre et de la demande jouent à plein.
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