Après les lourdes réquisitions prononcées à l’encontre des deux auteurs de la campagne de haine qui avait conduit à l’assassinat de Samuel Paty, leurs avocats se sont relayés à la barre, vendredi 27 et samedi 28 février, devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, pour tenter de déconstruire la thèse de l’accusation.
Vendredi, le parquet général avait estimé que le parent d’élève Brahim Chnina et l’agitateur Abdelhakim Sefrioui s’étaient « associés » afin d’accuser publiquement le professeur d’histoire-géographie de blasphème en parfaite connaissance du risque qu’ils lui faisaient encourir, et avait requis contre eux la même peine : vingt ans de réclusion criminelle pour « association de malfaiteurs terroriste », plus commodément désignée à l’audience par le sigle AMT.
Les deux hommes ont adopté un positionnement très différent lors de ce procès en appel. Le premier n’a cessé de se confondre en excuses, endossant une part de responsabilité dans la mort de l’enseignant. Droit dans ses bottes, le second n’en a jamais démordu : son intervention dans cette affaire était parfaitement légitime et relevait du pur militantisme contre ce qu’il avait pris pour un cas de discrimination.
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