Un café à la machine, et c’est parti. Dans la gare de la télécabine de Brides-les-Bains (Savoie), un village situé à 600 mètres d’altitude, une famille slovène en tenue de ski, avec trois adolescents, se prépare à grimper dans une nacelle. Une ascension d’une durée de vingt-cinq minutes, jusqu’au point bas de Méribel. A la clé, 600 kilomètres de pistes, entre Courchevel, Val-Thorens et Les Menuires, dans ce qui est considéré comme l’un des plus beaux domaines des Alpes, Les 3 Vallées. La famille, qui skie pour la première fois en France, a opté pour un Airbnb dans la vallée : « c’était beaucoup moins cher qu’à Méribel ou à Val-Thorens », explique Ursa, la mère.
Alors que les stations alpines de haute altitude, comme celles du massif de la Tarentaise, n’ont jamais attiré autant de monde l’hiver et n’ont jamais été aussi chères, les villages en contrebas qui leur sont reliés profitent d’un nouvel essor. Ce modèle, déjà en place à Orelle, connecté par télécabine à Val-Thorens, ou à Bourg-Saint-Maurice (Savoie), connecté par funiculaire aux Arcs, est remis sur le devant de la scène dans la perspective des Jeux olympiques de 2030. Deux projets, dans les cartons depuis des années, sont ressortis, et ont bon espoir d’être financés. Le premier devrait connecter Aime et La Plagne, le second pourrait relier Bozel à Courchevel. Parmi les premiers avantages figure celui-ci : la réduction du trafic sur les routes qui serpentent jusqu’aux stations.
Il vous reste 73.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.













